Quelques textes
Pour écouter
Biographie
Quelques photos
Quelques textes
Les dates et lieux
Copinages
Mimi

Un chroniqueur économiste
Un vrai cauch’mard pour zapatiste
Ramèn’sa frais’ tous les matins
Sur radio pense, radio machin
Radio machin
Pour nous précher le mond’ sans vice
De ce brav’ tonton Adam Smith.
Mais sa bell’ prose économique
Chante un p’tit un air de nique nique.
Je prends le risqu’ d’ lui fair’ d’ la peine
J’ lui fais remballer sa rengaine
J’suis peu soucieux de dépenser,
J’suis ainsi assez peu sensé
Plutôt percé et...

Refrain :

Moi j’pense qu’à retrouver Mimi
Mimi ma mie ma p’tite amie,
Danser mes sens dans ses dentelles
L’ enivrer dans une tarentelle
Indéfinir plus qu’ à l’envie
Le fil de ma vie dans son lit.

Le dé ère ache des dés ère ache
Enfin le genre qui fait pas tache
A la rubrique des statistiques,
Des fichiers des assédics,
Des assedics
Qui acte dans le back office,
Qui manage le front office,
M’invite en compagnie d’ sa clique
Pratiquer l’ saut à l’élastique.
J’ déclin’ l’invit’, il tomb’ de haut,
Tous ses jouets qui tomb’nt à l’eau
Sauter d’un pont, c’est sans façon
Mêm’ si ça rime avec chanson
De toutes façons, du con !

Refrain

Le dir’ cab’ d’un gros ministère
Franchement amère, voir même austère,
Du genr’ premier d’ la class’ sociale,
Une réussite, un idéal,
Un idéal
Me vendrait bien selon ses termes
Son ticket pour un mond’ moderne,
Bien qu’à réfléchir ses réformes
C’est plutôt l’ mond’ qui se déforme
J‘fich’ mon billet qui y a un blèm’,
Ca le dépass’ le fort en thème.
Que j’puisse ainsi hédoniser,
Me débaucher et m’ prélasser.
J’peux pas stresser, car...

Refrain

La dir’ com de bidul' point com.
Ça comm’ à tomber dans les pommes
Du genre qu’à ravager Science po
En deux trois coup d’ sifflet appeau
(...)
Veut m’faire goûter de son appeal
Veut m’ proposer un drôl’ de deal
Quitter ma Mimi pour les îles
Quitt’ à mimer le mec débile.
Dans ses grands yeux qui me démènent,
Je lis l’émoi qui se problème,
Entre elle et moi, c’est insensé,
J’ band’ pas point com. en compressé
Trop mal troussé et...

Refrain

Kerroc’h

Les claquements des voiles
Les battements des mâts
Pendulent pas à pas

Entre le sel et l’eau
Quand les photons gravitent
Du béton au granit

Le ciel s’est ensablé
Dans les vents de Moêlans
Du Pouldu au levant
La rumeurs clandestine
Murmure dans les hauts-bancs
Au pays du Couchant

Dans les jardins divins
On devine les algues
Songeus’s, sombres et vagues

De noyad’s sont d’ivresse
Des appels les détresses
Des souvenirs en laisse

Dans le ciel ensablé
Par les vents de Moëlan
Du Pouldu au Levant
La rumeur d’Outre-Mer
Envoute l’horizon
Dans les plis du Couchant.

Vont et vienn’nt nonchalant
Les soupirs de silence
Des journées qui avancent

De vacanc’s en vacances
Quand les barques balances
Au rythme d’une avance

Vers le ciel ensablé
Par les vents de Moêlans
Du Pouldu au levant
La rumeur qui murmure
Les chants à contre-chants
Des plaisirs du Couchant

Nantes

Des sabliers géants
Sur les quais comptent le temps
Des cargos qui confisquent
Leurs promesses exotiques
Assoupis dans les rives
Dans l’eau d’ vie qui ravive
Les rêves alcooliques
D’un Nantais amnésique.
La Loire s’attarde aux portes
De la ville de Nantes.

J‘entends des vols d’oiseaux
Qui matissent les eaux
Dans le ciel audubon
En dessins vagabonds
Emportent leur histoire
Au delà de la Loire
Et s’abim’nt dans le sein
Du sillon de ses reins.
Le ciel s’éveille encore
Sur la ville de Nantes.

La ville est une femme
De l’aube au crépuscule
Qui dit ses quatr’ saisons
Aux touristes égarés
Livrés aux vieux pavés
Mouillés par des chagrins
Puis qui s’endorm’nt sereins
Dans le creux de ses mains.
Le jour s’étire encore
Sur la ville de Nantes.

Alors je l’aperçois
Comme une Barbara
Dans une rue en pente
Près de la gar’ de Nantes
Puis soudain je la perds
Comme on perd un soupir
Et soudain elle se perd
Dans la vill’ souvenir.
Mes rêves someillent encore
Sur la ville de Nantes.

rouillebruno
10/04/06